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Mis à jour le 21 février 2025
Suite à la réunion ce mercredi 19 février 2025 entre les différents syndicats et le gouvernement, Jules Nyssen (président du syndicat des ENR) déclare :
« Pas d’annonce, mais de l’écoute et la volonté manifeste d’essayer d’arriver à une solution qui ne détruise pas toute une filière. L’enchainement de ces rendez-vous est un premier bon signal. Le SER et ENERPLAN sont plus que jamais ouverts à la discussion. Mais aussi très attentifs à ce qui sera proposé. »
Pas d’annonce donc pour le moment. Nous mettrons à jour cette page tous les jours.
Mise à jour du 20 février 2025 :
Le cabinet du Ministre Marc Ferracci s’est empressé de publier une nouvelle version du S21, sans intégrer les propositions de la profession : PROJET DE LOI S21.
Le collectif de défense du photovoltaïque français (CDPF) appelle à la mobilisation porte de Versailles au salon de l’agriculture le 22 février contre le moratoire.
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Une politique énergétique rétroactive qui inquiète la filière solaire
La filière solaire accuse le choc. Alors que le secteur espérait un soutien accru pour répondre aux besoins croissants en électricité décarbonée, le Gouvernement annonce un coup d’arrêt brutal pour les projets de petite et moyenne puissance. Cette décision, appliquée de façon rétroactive dès le 1er février 2025, met en péril l’avenir d’un segment essentiel du photovoltaïque.
Un recul inquiétant des objectifs
Le nouveau cadre réglementaire présenté par le Ministère de l’Industrie et de l’Énergie affiche une baisse significative de l’objectif de la PPE (Programmation Pluriannuelle de l’Énergie), fixé à 65 GW d’ici 2035, en dessous même de la fourchette basse proposée lors de la consultation publique. Ce manque d’ambition soulève des interrogations : sans volume, il n’y aura pas de projets, et donc pas de développement pérenne du photovoltaïque en France.
À cela s’ajoutent des mesures rétroactives et une révision à la baisse des tarifs d’achat, qui risquent de rendre non viables de nombreux projets :
- Réduction rétroactive dès le 1er février 2025.
- Tarif d’achat à 40 €/MWh pour les installations résidentielles, un seuil historiquement bas.
- Accélération de la dégressivité des tarifs pour les installations de 9 à 100 kWc.
- Baisse du tarif à 95 €/MWh pour les projets de 100 à 500 kWc, réduisant fortement leur rentabilité.
- Fin du tarif d’achat pour les installations de 200 à 500 kWc dès le 1er juillet 2025, bloquant ainsi les nouveaux projets.
Mais au-delà de ces mesures, c’est le mécanisme même de régulation qui pose problème. La dégressivité automatique des tarifs en fonction du volume de projets déposés crée un effet domino destructeur :
- Face à cette urgence, les acteurs de la filière déposent massivement leurs projets pour ne pas être exclus du dispositif. Résultat : la dégressivité s’accélère et, dès le 1er mai, le tarif tombe à 83 €/MWh.
- À ce niveau, tous les projets deviennent non viables, stoppant net le développement du solaire en toiture.
- Pire encore, il faudra trois trimestres avant que le tarif ne revienne à un niveau acceptable, ce qui signifie que 2025 n’aura qu’un seul trimestre actif, mettant en danger la survie des entreprises du secteur.
Une version révisée de l’arrêté S21 sera présentée au CSE du 6 mars prochain, sous confirmation au journal officiel.
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Des conséquences immédiates pour la filière photovoltaïque
Ces décisions reviennent à briser la dynamique d’un secteur qui avait permis le développement de milliers d’installations en 2024. Artisans, PME et exploitants agricoles, qui comptaient sur ces projets pour diversifier leurs revenus, voient leur avenir compromis.
L’impact sur l’emploi est lui aussi préoccupant : le moratoire de 2010 avait conduit à la destruction de 20 000 emplois, et l’histoire semble sur le point de se répéter.
Mais cette fois, les estimations sont encore plus alarmantes, avec 20 000 à 30 000 suppressions de postes attendues à court terme.
Les conséquences économiques vont bien au-delà du secteur solaire :
- Des milliers de dépôts de bilan chez les PME et sous-traitants spécialisés.
- Un coup fatal aux agriculteurs, qui comptaient sur le photovoltaïque pour diversifier leurs revenus et stabiliser leur activité.
- Un effondrement du marché des gigafactories en France : trois grands projets industriels avaient été attirés grâce à la promesse d’un marché domestique stable, mais en détruisant le segment S21, les investisseurs risquent de se retirer.
« Ce changement brutal n’est pas acceptable. Il remet en cause la cohérence de notre politique énergétique et compromet nos objectifs climatiques. » — Daniel Bour, Président d’ENERPLAN
UN CONTRESENS INDUSTRIEL ET POLITIQUE
Le segment S21, dédié aux installations en toiture, est pourtant le plus structurant pour l’industrialisation du secteur solaire français. Il s’agit du modèle qui bénéficie du plus large consensus politique, car il valorise des surfaces déjà anthropisées et alimente directement les besoins locaux en énergie. Rares sont les sujets de transition énergétique qui font autant l’unanimité. Pourtant, c’est ce segment qui est aujourd’hui directement sacrifié.
Le Gouvernement justifie cette réforme par un objectif de réduction des coûts publics. Mais les effets seront catastrophiques pour les finances publiques :
- Des faillites en cascade qui coûteront des centaines de millions d’euros en chômage partiel et en pertes fiscales.
- Un coup d’arrêt au développement du solaire en toiture, pourtant la solution la plus ancrée dans le tissu économique national.
- Un retard structurel qui rendra la France encore plus dépendante des importations d’équipements solaires étrangers.
Appel à une révision urgente
Face à cette situation, SER et ENERPLAN demandent le maintien temporaire du cadre tarifaire actuel pour les projets du segment S21, afin de sécuriser les investissements déjà engagés et éviter un coup d’arrêt à une filière essentielle à la transition énergétique.
« Une politique rétroactive est une politique de rupture. Il est impératif d’offrir à la filière la stabilité dont elle a besoin pour poursuivre son développement. » — Jules Nyssen, Président du SER